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Un texte de réflexion de Jean-Frederic Levesque : Infodémique et pandémique: preuve scientifique en temps d’incertitude

Ce texte fait partie d’une série de réflexions sur la première ligne en contexte de pandémie du Réseau-1 Québec. An English version is available here.

Pandémie – émergence de l’incertitude

Début Janvier 2020. Un sentiment d’incertitude apparait aux premières nouvelles de l’infection. SARS-CoV-2? Un nouveau Syndrome Respiratoire Aigu? Les appels-conférences ont rapidement démarré. En Australie, la Chine, c’est tout près. Sur plusieurs dimensions : géographiques, économiques, sociales. Avant la pandémie, la Chine représentait le tiers de toutes les exportations et plus de 45 000 étudiants étrangers dans les Universités australiennes.

Une éclosion de syndromes respiratoires à Wuhan, c’est rapidement un gros problème en terres Australes. Le 1er février, nos frontières étaient fermées à la Chine et dès la mi-mars, également à l’Iran, l’Italie et la Corée du sud. Dès le 21 mars, les frontières étaient entièrement fermées pour ce qui allait s’avérer la majorité de 2020, et est toujours le cas en ce début de 2021. Il n’y a toujours aucun voyage a l’étranger pour les Australiens, à moins d’obtenir une autorisation de voyage, et elles sont rares.

Au cœur de la mise en place de structures de réponses à la pandémie, le 22 mars, le mandat m’était confié de mettre en place une unité d’intelligence critique pour soutenir nos politiques publiques et de services face à la pandémie de SARS-CoV-2. La réalisation que les décisions à prendre au cours des prochains mois nécessiteraient un regard critique, par une équipe mobilisant des capacités avancées de synthèses de connaissances, d’analyses de données et de mobilisation de l’expertise clinique était à la base de cette décision. Le 26 mars, la COVID-19 Critical Intelligence Unit démarrait ces activités [https://aci.health.nsw.gov.au/covid-19/critical-intelligence-unit].

Big evidence – volume, vélocité, variété et véracité

Tout comme le concept de Big data, la pandémie a généré ce que l’on peut appeler la Big evidence. En termes de volume, plus 100 000 articles scientifiques (environ 4% des extrants scientifiques globaux pour 2020) ont été publiés [Else 2020]. En termes de vélocité, plus de 30 000 articles ont été publiés en prépublication, plusieurs d’abord sur le fil de presse, et les délais entre les études et la publication ont fondu, particulièrement pour les articles portant sur la pandémie. En termes de variété, la nature des articles publiées a changé au fil de la pandémie, les articles de modélisation et sur le diagnostic dominant en début et ceux portant sur les interventions de santé publique et la santé mentale plus récemment. La science (et la pseudo-science) a envahi les réseaux sociaux. Finalement, en termes de véracité, les rétractions scientifiques ont également fait presse, l’émergence de multiples opinions polarises et théories de la conspiration se sont ajoutées à la rareté des études apportant un éclairage contextualisé. Plus récemment, de tels constats portant sur les études autour des vaccins font aussi l’objet de débats.

Un tel rythme, cadence et complexité ont généré des défis importants pour la prise de décision clinique et au niveau des politiques publiques. Le rôle de l’unité que nous avons établie était de réaliser diverses synthèses rapides de la connaissance et la mobilisation des savoirs tacites pour soutenir la décision, de manière indépendante. Nous avons mis en place une équipe de synthèses rapides (dont les travaux étaient produits en moins de 24 heures en début de pandémie), une équipe sur les données empiriques (produisant un tableau de bord digital mis à jour quotidiennement et divers rapports hebdomadaires), un groupe d’intelligence clinique (incluant divers cliniciens académiques) et un groupe d’intelligence en recherche (coordonnant les activités de recherche en soins et services et sante publique) [Levesque et al. 2020].

Fondamentalement, les principes directeurs de l’unité sont : transparence des sources d’information, suffisance dans l’extraction et l’analyse, triangulation des types d’évidence, et transposition en contexte réel. Dans un tel contexte, les produits de l’unité devaient être rapides (souvent produits en moins de 24 heures), assez exhaustifs sans l’être trop, brefs et clairs, apportant un éclairage sur la preuve et non sur le détail. Un des enjeux demeure de produire des avis qui différencient l’absence d’évidence, l’évidence d’absence de preuve, l’évidence de preuves, la transposition de la preuve pour répondre aux questions formulées par les décideurs.

Incertitude comme plateforme de changement – prise de décision clinique et politique publique

Fondamentalement, la pandémie a créé une situation paradoxale sur le plan de la prise de décision fondée sur la preuve. D’un côté, la démonstration scientifique était mince en début de pandémie et de multiples décisions ont dû être prises en contexte d’incertitude, puis l’ampleur du corpus scientifique, et le fait que la science émergeait à un rythme rapide et a rapidement créer une situation ou la preuve était contradictoire, créant un autre type d’incertitude. La preuve changeait dans le temps et variait grandement d’un contexte à l’autre.

La pandémie étant un phénomène dynamique, diverses nations étant à différents stades épidémiques et les mesures adoptées pour contrôler la pandémie étant aussi variables entre contextes, divers résultats contradictoires se sont mis à apparaitre. Par exemple, le port du masque semble efficace dans certains endroits mais pas dans d’autres, les courbes épidémiques suggèrent des facteurs de transmission de l’infection très variables, les effets indirects de la pandémie ne se retrouvent pas partout au même point. Sans compter la variabilité des approches adoptées dans la gestion clinique des cas confirmés et des autres patients.

Un autre paradoxe émergeant porte en soit sur l’incertitude et l’impact de la recherche sur les décisions cliniques et de politiques. Si d’une part la qualité de la démonstration scientifique demeure faible sur plusieurs points, il n’en faut pas beaucoup pour influencer la décision. Si des revues systématiques solides ont habituellement de la difficulté à percer le secteur clinique et l’arène des décisions liées à la planification et aux politiques de santé publique en temps normal, en temps de pandémie, l’appétit pour la preuve, si faible soit-elle, s’est accru. Combinées à de bons mécanismes de communication avec divers groupes cliniques, allant de la première ligne, les soins d’urgences, les services communautaires et les spécialités cliniques, les revues et synthèses effectuées durant la pandémie ont rapidement trouver application dans des guides de pratiques cliniques et organisationnelles dans l’espace de quelques jours à quelques semaines (voir site web des communautés de pratique [https://aci.health.nsw.gov.au/covid-19/communities-of-practice].

La recherche et la dissémination scientifique en temps réel

La pandémie n’a pas qu’influencé comment la recherche a été utilisé dans la planification de la réponse à l’échelle populationnelle ou à l’échelle du système. La pandémie a aussi créé un contexte d’expérience naturelle où la recherche s’est vue intégrée à la prestation clinique ainsi que dans la gestion de la réponse populationnelle. De multiples études de cohortes ont émergé, des recherches en temps réel ont été financées et des méthodes novatrices de collecte de données ont créé divers laboratoires de recherche vivants en temps réel. Les dossiers médicaux électroniques de première ligne sont devenus accessibles grâce aux systèmes d’extraction rapide pour pouvoir monitorer la situation en temps presque réel, en utilisant la première ligne comme sentinelle.

Le système de santé s’est transformé rapidement, particulièrement en ce qui a trait à l’arrêt des procédures électives, une réduction drastique de la demande discrétionnaire de soins, le recours aux technologies de l’information pour les soins à distances et la réorganisation des processus de soins et trajectoires des patients. Dans un tel contexte d’effervescence, capter la transformation par la collecte de données expérientielles est venue complémenter les mécanismes plus formels de recherche en soins et services.

À l’échelle de la prestation clinique individuelle, divers instruments électroniques ont été mis en place pour capter et circuler l’information relatives aux cas de COVID-19, créant une opportunité d’étudier cette cohorte, au-delà des essais cliniques en cours. Nombreux cliniciens ont aussi fait face aux questions de leurs patients concernant la pandémie, puisant dans les travaux quotidiens de l’unité d’intelligence critique pour y apporter réponse, malgré l’incertitude. Discuter de la science et la preuve, de l’incertitude et les débats sur des questions épineuses, à ainsi pris de l’importance dans l’espace clinique.

À l’échelle des décideurs, soutenir une réponse proportionnelle au risque et à l’émergence de la preuve, a nécessité de mettre en place des outils de communications et de diffusion de la preuve scientifique. Les besoins d’intégrer les diverses formes de connaissances et de discuter la force de la preuve scientifique sont devenus partis du quotidien de la décision sur les politiques publiques.

Un nouveau paradigme pour la recherche?

La pandémie a créé un contexte particulier pour la recherche et le transfert des connaissances qu’il serait difficile de générer en temps normal. Le sentiment d’urgence, l’émotion et la complexité de la situation sont en soi uniques. Néanmoins, il faut apprendre de cette expérience et influencer notre façon de financer, planifier et réaliser la recherche pour les phases ultérieures de la pandémie et ce qui adviendra ensuite. Plusieurs chercheurs ont traversé la frontière entre recherche et activisme durant la pandémie. Plusieurs chercheurs se sont transformés en pan-experts, en omni-experts, ayant un point de vue sur plusieurs thèmes qui dépassent nettement les frontières de leur compétence de chercheurs. Mettre en place des mécanismes permanent et rigoureux pour jouer ce rôle, est fondamental. Structurer la recherche et les activités de dissémination scientifique dans l’horizon temporel du clinicien et du décideur est possible, la pandémie nous y a poussé!

La question n’est peut-être plus essentiellement « comment disséminer» mais aussi « comment faire la recherche en contexte réel ». Transposer les opportunités crées par la pandémie, un ennemi commun qui a capté l’attention de tous depuis des mois, ne sera pas facile quand soudainement tout le monde recentrera son attention, chercheurs, cliniciens et décideurs inclus, sur une multitude de champs d’intérêt. La notion de débat et d’intégration des connaissances pour répondre aux questions complexes, est une avenue que notre unité d’intelligence critique explore, pour transposer une structure érigée en urgence, en une structure permanente combinant les mêmes ingrédients et méthodes, dans un contexte péri-pandémique. Le défi est devant nous. Un an plus tard, l’incertitude est encore omniprésente sur plusieurs fronts.

Jean-Frederic Levesque, MD, PhD, FRCP

Président directeur général, Agency for Clinical Innovation, New South Wales, Australie, Professeur adjoint, Centre for Primary Health Care and Equity, University of New South Wales

Références

Else, H. How a torrent of COVID science changed research publishing — in seven charts. Nature 588, 553 (2020). https://www.nature.com/articles/d41586-020-03564-y

Levesque, J-F., Sutherland, K., Watson, D.E., Currow, D.C., Bolevich, Z., Koff, E. Learning Systems in Times of Crisis: the Covid-19 Critical Intelligence Unit in New South Wales, Australia. November 23, 2020. https://catalyst.nejm.org/doi/full/10.1056/CAT.20.0542



Mobilisation des médecins de famille en recherche

Le R1Q a demandé à la SPOR Evidence Alliance de produire une revue systématique sur la mobilisation et l’engagement des médecins de famille à la recherche en soins de première ligne afin d’informer les quatre réseaux de recherche axée sur les pratiques de première ligne (RRAPPL).

Voici le rapport final ainsi que le sommaire en français, et un sommaire en anglais. Cette revue a permis aux RRAPPL de valider certaines de leurs pratiques. Nous travaillerons de près avec eux pour intégrer quelques autres recommandations issues du rapport.

Summary available in English >>



Lancement de l’appel à projets bi-réseaux (R1Q et RRISIQ) sur la COVID-19

Nous avons le plaisir de vous annoncer le lancement du concours de projets pilotes bi-réseaux avec le Réseau de recherche en interventions en sciences infirmières du Québec (RRISIQ). Vous trouverez tous les détails du concours ici.

Détails du concours

Les chercheurs du R1Q et du RRISIQ sont invités à soumettre une proposition de projet qui rejoint les priorités communes aux deux réseaux:  interventions en sciences infirmières en première ligne en contexte de la pandémie de la COVID-19. Le RRISIQ et le R1Q veulent soutenir les chercheurs membres de leurs réseaux de recherche dans l’élaboration de projets et le développement d’activités de recherche qui visent à mieux comprendre cette problématique et contribuer aux champs de connaissances par de nouvelles données probantes.

Un maximum de 20 000$ peut être octroyé à un (1) projet.

Les candidats intéressés devront compléter le formulaire de proposition de recherche et le retourner par courriel avant le 3 mai 2020.

À la recherche d’évaluateurs

Pour les membres qui ne planifient pas postuler à ce concours et qui aimeraient agir à titre d’évaluateurs, merci de nous mentionner, le plus rapidement possible, votre intérêt et disponibilité à participer en écrivant à .

Chacun des projets vous sera remis dans un fichier PDF d’environ 5 pages. Veuillez noter que les demandes peuvent être rédigées en français ou en anglais.

Nous vous remettrons les projets à évaluer dans la semaine du 4 mai et les évaluations seront dues 2 semaines plus tard.

Merci,

L’équipe de Réseau-1 Québec



Équipes lauréates de l’appel à projets de développement

Félicitations aux lauréats de l’appel à projets de développement 2019-2020:

Félicitations à toutes les équipes lauréates!



Nouveau groupe d’apprentissage entre pairs sur la mesure d’impact de la recherche

En phase avec l’intérêt croissant au niveau international pour la mesure d’impact de la recherche, le Réseau-1 Québec (R1Q) met sur pied un groupe d’apprentissage entre pairs pour faciliter l’accroissement de la capacité des membres en la matière et l’amélioration des outils employés par le R1Q dans le cadre des projets financés.

Que voulons-nous dire par « impact de la recherche »? Dans le contexte de la mission et du modèle de changement du R1Q, nous nous intéressons à l’impact des projets sur les individus, les organisations et les communautés dans le but d’améliorer les pratiques au profit des patients. Au-delà des activités de transfert des connaissances d’un projet, il s’agit donc de l’atteinte des objectifs liés à ces activités (par ex., un changement de pratique par les cliniciens, la mise en place d’une nouvelle politique ou l’amélioration du niveau de santé des patients).

Signalez votre intérêt à participer à un groupe d’apprentissage entre pairs sur la mesure d’impact de la recherche en remplissant ce formulaire d’ici le mercredi 8 janvier.

Mandat : participer à des rencontres virtuelles mensuelles d’une heure entre janvier et avril 2020; se familiariser avec des outils existants (en anglais) qui permettent de planifier et de mesurer l’impact des projets de recherche; faire des recommandations au Réseau-1 Québec (R1Q) concernant quels outils devraient être traduits ou éventuellement adaptés pour les membres du R1Q et intégrés aux appels à projets; animer un atelier sur les apprentissages réalisés et les outils retenus lors de la Journée annuelle du R1Q, le 12 juin 2020 à Longueuil.

Estimation du nombre d’heures : 15

Exigences : les outils sont disponibles uniquement en anglais, donc les membres du groupe doivent être capables de lire l’anglais. Vous devez également être membre du R1Q.

Nous cherchons une diversité de types de membres : chercheur et chercheuse, clinicien-praticien et clinicienne-praticienne, patient et patiente, gestionnaire, décideur et décideuse. Toutefois, les places sont limitées.

Pour en savoir plus : visionnez ce webinaire de David Phipps du Réseau impact recherche Canada.

Si ce mandat vous intéresse, veuillez remplir ce formulaire d’ici le mercredi 8 janvier.

N’hésitez pas à communiquer avec nous si vous avez des questions.

Au plaisir de collaborer!

L’équipe du Réseau-1 Québec



Lancement du concours bi-réseaux R1Q-RRISIQ

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C’est avec plaisir que nous vous communiquons le lancement du concours de projets pilotes bi-réseaux 2018 du Réseau-1 Québec et le Réseau de recherche en interventions en sciences infirmières du Québec.

Fonds disponibles

      • 8 000$ par réseau pour un total de 16 000$ (2 ans pour l’utilisation des fonds)
      • Un seul projet sera subventionné

Critères d’admissibilité

  1. Pour encourager des nouvelles collaborations entre les deux réseaux, l’équipe doit inclure: un membre chercheur régulier du RRISIQ (qui sera le chercheur principal ou le cochercheur principal); un membre chercheur du Réseau-1 Québec qui n’est pas membre du RRISIQ (qui sera le chercheur principal ou le cochercheur principal); une infirmière clinicienne, un décideur ou un utilisateur de connaissances qui sont membre d’un ou des deux réseaux. 
  2. Le projet doit intégrer la thématique des deux réseaux participants.

La priorité sera donnée aux projets incluant deux chercheurs ou cochercheurs provenant d’universités différentes.

Pour obtenir la liste des membres réguliers des réseaux participants :



Rencontre stratégique avec nos partenaires en recherche et en amélioration de la qualité : collaborations pour un système de santé apprenant

En collaboration avec le Département de recherche du Collège des médecins de famille du Canada (CMFC), le Réseau-1 Québec (R1Q) a récemment réuni des acteurs qui s’intéressent aux domaines de la recherche et de l’amélioration de la qualité, surtout dans le contexte des réseaux de recherche axée sur les pratiques de première ligne (RRAPPL). Étaient présents des représentants du Département de recherche du CMFC, du Collège québécois des médecins de famille (CQMF), de l’Unité de soutien SRAP du Québec (USSQ), du R1Q, des RRAPPL et des départements de médecine de famille et de médecine d’urgence (DMFMU) de l’Université McGill, de l’Université de Montréal et de l’Université Laval, ainsi que le conseiller cadre à l’amélioration continue de la qualité (CCACQ). Le but de la rencontre était d’explorer des possibilités de collaboration entre ces divers acteurs pour construire un système de santé apprenant en première ligne.


CMFC
Le 6 décembre 2017, Université de Sherbrooke, campus de Longueuil
De gauche à droite : Jean-François Éthier, Deirdre Snelgrove, Ovwe Sowho, Jean-Luc Tremblay, Yves Couturier, Shandi Miller, Annie Leblanc, José Pereira, Frédéric Turgeon, Maxine Dumas-Pilon, Marie-Maude Morin, Nicole Cloutier


Voici quelques faits saillants et suites concrètes de la rencontre :

  • Le CMFC souhaite apprendre des initiatives en cours au Québec (mise en place des agents d’amélioration de la qualité et des facilitateurs de la recherche dans les RRAPPL).
  • Les RRAPPL demeurent des acteurs clés à l’interface entre l’amélioration de la qualité et la recherche en milieux cliniques.
  • Le projet de recherche conjoint R1Q-CMFC-CQMF, Exploration du processus d’adoption et d’utilisation de l’outil d’auto-évaluation par les GMF-U, qui est en cours, est un très bon exemple de synergie possible entre nos organisations.
  • Il y a beaucoup d’acteurs au Québec et ailleurs qui s’activent dans ces domaines en ce moment; de la part des participants, il y a un intérêt à créer des liens avec ces autres acteurs, afin de ne pas dédoubler les efforts.
  • Il faudrait clarifier les possibilités et les contraintes liées aux différentes plateformes et initiatives qui permettent et facilitent l’accès aux données médicales électroniques au Québec; le R1Q pourrait travailler avec les acteurs concernés à cette fin.
  • L’initiative Pii du CMFC poursuivra son cours (au Québec et à travers le Canada), surtout relativement aux DMF(MU).
  • Le CQMF communiquera des innovations tirées du Symposium sur les innovations du CQMF tenu en 2017 qui pourront servir de leviers d’amélioration.
  • Le R1Q contribuera activement à la planification d’un symposium pancanadien sur l’amélioration de la qualité, la facilitation des pratiques et la recherche, que le CMFC tiendra à l’automne 2018.

Participants à la rencontre

Réseau-1 Québec
Yves Couturier, directeur scientifique
Shandi Miller, directrice des opérations 

Collège des médecins de famille du Canada
José Pereira, directeur de la recherche
Deirdre Snelgrove, responsable du département de la recherche
Ovwe Sowho, responsable des projets de recherche spéciaux 

Collège québécois des médecins de famille
Maxine Dumas-Pilon, présidente sortante, responsable de la recherche
Frédéric Turgeon, président
Nicole Cloutier, directrice générale
Marie-Maude Morin, présidente du comité de développement professionnel continu

Université Laval
Isabelle Samson, directrice clinique sortante du RRAPPL U Laval 

Université de Montréal
Alain Papineau, directeur du programme des résidents, Département de médecine de famille et de médecine d’urgence
Marie-Thérèse Lussier, directrice du RRAPPL U de Montréal – RRSPUM

Unité de soutien SRAP du Québec
Annie LeBlanc, directrice par intérim, renforcement des capacités et développement professionnel
Jean-François Éthier, coresponsable de la composante accès aux données

CIUSSS de la Capitale-Nationale
Jean-Luc Tremblay, conseiller cadre à l’amélioration continue de la qualité (CCACQ)

Absents
Nebojsa Kovacina, responsable de l’amélioration de la qualité, Département de médecine de famille, Université McGill
Martin Fortin, président de la Section des chercheurs du CMFC, titulaire de la Chaire de recherche sur les maladies chroniques en soins de première ligne, Département de médecine familiale de l’Université de Sherbrooke et Centre de santé et de services sociaux (CSSS) de Chicoutimi.

 



Fonds de contrepartie disponibles pour le concours essais cliniques novateurs de la SRAP

C’est avec plaisir que nous vous communiquons une offre de fonds de contrepartie de la part du Réseau-1 Québec (R1Q) et du Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS) pour les équipes québécoises qui préparent des soumissions au concours subvention pluriannuelle essais cliniques novateurs de la SRAP.

Ce concours vise à renforcer les capacités en matière d’essais cliniques novateurs axés sur l’efficacité comparative, ou la science de la mise en œuvre, qui mobilisent les patients et les partenaires, se concentrent sur les priorités établies par les patients, et améliorent les résultats cliniques pour les patients.

Fonds disponibles

Le R1Q dispose d’une enveloppe maximale de 20 000 $ par an pour 2 ans (pour un total de 40 000 $), à laquelle s’ajoute un montant similaire du FRQS (40 000 $ pour 2 ans) pour soutenir des projets menés au Québec dans le cadre de ce concours. Les fonds pourront financer un ou deux projets avec un candidat principal désigné du Québec jusqu’à un maximum de 10 000 $ / an pour 4 ans par projet. De tous les projets financés par les IRSC, les deux les mieux classés du Québec, selon l’ordre de classement des IRSC, recevront des fonds de contrepartie du R1Q et du FRQS. Cette sélection se fera à partir des critères suivants :

Tous les membres en règle du R1Q dont le profil est à jour peuvent présenter une demande pour accéder à ces fonds.

Procédures à suivre

Chaque équipe qui désire appliquer pour des fonds de contrepartie de la part du R1Q doit soumettre un formulaire de lettre d’intention.

Assurez-vous d’être membre du R1Q et d’avoir un profil à jour!

Date limite pour la soumission des lettres d’intention : 15 décembre 2017 à 23h59 (HNE)

Avis de décision : 21 décembre 2017

Pour plus d’informations, écrivez-nous à

Important 

Si votre projet ne s’applique pas à la première ligne ou ne cadre pas avec les priorités de recherche du R1Q, veuillez contacter Anne-Cécile Desfaits, directrice des programmes et des partenariats au FRQS ()  pour discuter d’autres possibilités de fonds de contrepartie.



Réflexions de Jeannie Haggerty en ce moment important de transition et d’évaluation pour le R1Q

Le passage de la direction scientifique à Yves Couturier le 1er novembre et le dépôt au FRQS du rapport à mi-parcours le 17 novembre me donnent l’occasion de réfléchir sur les premières années du Réseau-1 Québec (R1Q). J’ai eu le privilège d’être directrice scientifique du R1Q depuis 2013 et de chapeauter son développement depuis l’automne 2011.

Je suis très fière de notre croissance et de tout ce que nous avons accompli ensemble! Un réseau dépend ultimement de la volonté de ses membres de donner librement de leur temps et de leur expertise pour le bien commun. Je tiens à reconnaître la générosité et l’excellence du travail des membres fondateurs, des responsables des fonctions, des comités de travail (par ex. comités recherche, DMÉ, journée scientifique) et autres. Nous en sommes tous très reconnaissants! Je dois souligner la compétence et l’efficacité de notre équipe opérationnelle – Mmes Shandi Miller et Danielle Schirmer –, un facteur essentiel au succès du réseau, sans aucun doute. Merci beaucoup!

La fonction de leadership n’a pas toujours été facile; elle a exigé des compétences et des connaissances qui sont loin de ma formation comme chercheure. J’ai beaucoup été soutenue par mes interactions régulières avec d’autres leaders dans le domaine des soins de première ligne; je salue ces leaders formidables et dévoués. Je veux reconnaître l’apport du comité de direction du R1Q. Nous pouvons tous tirer fierté de sa sagesse collective.

Nous sommes maintenant un réseau diversifié de plus de 500 membres représentant une première ligne élargie. Nos activités démontrent une belle confiance et une complicité interinstitutionnelle et interdisciplinaire entre nos partenaires et nos réseaux de recherche axée sur les pratiques de première ligne (RRAPPL). Nos chercheurs ont réussi à l’échelle canadienne dans les concours de financement de la Stratégie de recherche axée sur le patient (SRAP) et figurent parmi les leaders au sein de l’Unité SOUTIEN SRAP-Québec. Nous avons osé changer la culture de recherche pour être près des cliniques et à l’écoute des patients.

Mais il y a encore du chemin à faire. Nous sommes en réflexion sur les meilleures façons de transformer les soins de première ligne par un partenariat étroit entre les chercheurs, les cliniciens, les gestionnaires et les patients. Nous reconnaissons aussi que nous devons répondre de façon plus dynamique aux besoins de nos membres. Les faits saillants de notre évaluation à mi-parcours et les nouvelles directions qui en découlent pour le réseau seront présentés par Yves Couturier lors du webinaire mensuel du R1Q qui se tiendra le 13 janvier 2017.

J’espère rester proche et continuer à contribuer à la prochaine étape de croissance du R1Q. Je vous encourage fortement à apporter votre soutien et vos bonnes idées pour que nous puissions réussir encore mieux. Demandez-nous comment vous pouvez vous impliquer davantage : .

Bonne continuité à tous et à toutes!

Jeannie Haggerty
Directrice scientifique sortante



Concours subventions de synthèse des connaissances des IRSC

Les IRSC viennent de lancer le concours pour des subventions de synthèse des connaissance dans de le cadre du Réseau pancanadien de la SRAP sur les innovations en soins de santé de première ligne et intégrés. Date limite pour la présentation des demandes: 26 juillet 2016. Pour en savoir plus.