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Top de l’analgésie et la pose du stérilet

Animatrice : Dre Emma Glaser, MD-MSc CMFC, médecin de famille, GMF-U Bordeaux Cartierville

Invitée : Clarice Poirier, MD, GMF-U de Maria

Objectifs :

  • Présenter les différentes méthodes pharmacologiques et non-pharmacologiques de soulagement de la douleur appuyées par des données probantes afin que les auditeurs se sentent mieux outillés pour personnaliser la prise en charge des personnes désireuses de se faire poser un stérilet.

Messages clés :

  1. Les AINS ne sont pas une méthode d’analgésie fiable pour la douleur durant la procédure, mais pourraient offrir un soulagement post-procédural;
  2. L’analgésie topique, comme l’EMLA ou la lidocaïne en spray, peuvent être des outils intéressants à proposer aux patientes;
  3. Les blocs para-cervicaux, bien qu’ils puissent être douloureux à l’injection, peuvent réduire la douleur durant la procédure et pourraient être recommandés aux patientes avec certains facteurs de risque, comme la nulliparitié, et;
  4. Plusieurs méthodes non-pharmacologiques nous sont offerts. La technique d’insertion directe, qui a comme avantage de diminuer les manipulations du col et le temps d’intervention, pourrait diminuer la douleur associée à la procédure sans augmenter le risque de complications.

Message clé de la discussion : le processus de la décision partagée est importante.



Top de la nutrition pendant la grossesse

Invités :

  • Stéphanie Craciunas, MD
  • Émilie Bernier, Candidate au doctorat, École de nutrition de l’Université Laval; Centre de recherche du CHU de Québec – Université Laval et Centre de recherche Nutrition Santé et Société

Objectifs :

  • Identifier les types de poissons et fruits de mer sécuritaires à consommer pendant la grossesse, en excluant ceux à haute teneur en méthylmercure (ex. : requin, espadon, thon frais ou congelé), selon les recommandations de Santé Canada.
  • Reconnaître les infections alimentaires à risque pendant la grossesse, comme la listériose et la toxoplasmose, et appliquer les recommandations du guide Mieux vivre pour réduire ces risques.
  • Décrire les recommandations concernant la consommation de caféine pendant la grossesse, incluant les limites journalières sécuritaires.
  • Comprendre l’importance d’une approche interdisciplinaire dans le suivi nutritionnel des femmes enceintes et savoir quand référer à une nutritionniste.

Messages clés : 

  1. Tous les poissons et fruits de mer bien cuits sont sans danger outre : requin, espadon, thon frais ou congelé (en raison du risque de méthylmercure en trop grande quantité). Se référer à Santé Canada au besoin. Lorsque vous travaillez avec des populations défavorisées, les bénéfices d’une consommation de poisson surpassent les risques. 
  2. Les infections alimentaires, notamment la listériose et la toxoplasmose, sont extrêmement rares mais les conséquences fœtales peuvent être très graves, d’où l’importance de suivre les conseils de Mieux vivre par rapport à la manipulation et préparation des aliments. 
  3. La consommation de caféine devrait se limiter à 300 mg / jour, soit 1-2 cafés par jour.
  4. Le kombucha contient des quantités d’alcool minimes donc à déconseiller chez une femme enceinte. 
  5. Une approche interdisciplinaire est à prioriser. Ne pas hésiter de faire une référence à une nutritionniste.


Top des données probantes

Animatrice : Dre Emma Glaser, MD-MSc CMFC, médecin de famille, GMF-U Bordeaux Cartierville 

Invités :

  • Marie-Dominique Beaulieu, MD-MSc, Centre hospitalier de l’Université de Montréal
  • Mylaine Breton, PhD, Université de Sherbrooke

Objectifs :

  • Identifier les éléments communs des systèmes de première ligne efficaces en s’appuyant sur les données probantes et les consensus scientifiques
  • Mettre en lumière les fonctions de la première ligne (accessibilité, continuité, globalité, coordination, équité)
  • Présenter la vision citoyenne
  • Présenter comment le Québec se compare à d’autres juridictions à l’échelle nationale et internationale


Top de cardio

Objectifs : 

  • Déterminer la proportion des patients se présentant pour des douleurs rétro-sternales (DRS) qui développeront un évènement coronarien indésirable (MACE);
  • Établir la réelle performance des tests de stratification cardiologiques (sensibilité, spécificité, VPP, VPN);
  • Évaluer l’impact des tests de stratification cardiologiques sur les issues centrées sur le patient;
  • Présenter des scores cliniques (p. ex. le HEART score) qui permettent de stratifier cliniquement les patients avec des DRS;
  • Évaluer si une prise en charge invasive de la MCAS (revascularisation) améliore les issues centrées sur le patient.

Messages clés : 

  1. Les patients avec des DRS qui ont eu une investigation initiale négative, ou les patients dont l’histoire nous indique qu’il n’est pas en SCA (symptômes résolus depuis >24h) sont à très faible risque d’évènements coronariens (bien souvent en bas de 1% même si des facteurs de risque sont présents). 
  2. Les tests de stratification cardiologiques sont peu performants (faible sensibilité/spécificité) pour détecter la maladie coronarienne. Ils sont associés à un très haut taux de faux positifs et même de faux négatifs surtout en contexte de faible prévalence. 
  3. Le coroscan semble être plus sensible pour détecter la MCAS, mais potentiellement au prix d’un « surdiagnostic » significatif. Son réel bénéfice pour les patients reste à démonter.
  4. De nombreux scores cliniques, notamment le HEART score, nous permettent de stratifier les patients avec des DRS de la même façon voire de façon plus efficace que les épreuves d’efforts.
  5. Il n’y a pas de bénéfices démontrés à traiter la maladie coronarienne stable de façon invasive (revascularisation) comparativement à une prise en charge médicale.  


Nouvelles des membres : Félicitations aux lauréat-e-s du concours de subventions Projet du printemps 2025 du IRSC

Les Instituts de recherche en santé du Canada ont récemment annoncé les résultats de leur concours de subventions Projet du printemps 2025. Au total, 435 subventions ont été accordées dans le cadre des projets du printemps et des projets de priorités. Plusieurs membres du Réseau-1 figurent parmi les lauréat-e-s.  

De presque de 800 demandes provenant de Québec, les projets de nos membres représentent 13 des 123 projets financés dans la province. De plus, des 60 demandes en français, 10 ont été financés, dont cinq sont menés par des membres du Réseau-1. Nous félicitons les lauréat-e-s! 

Voici les heureux bénéficiaires : 











Deux projets dirigés par des membres du Réseau-1 ont été financés dans le cadre d’annonces de priorités :

Julie Bruneau et son équipe, du Centre hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM), ont reçu le financement pour son projet, « Advancing HIV and hepatitis C elimination in people who inject drugs ». Il est financé dans le cadre de la Subvention Projet – Annonce de priorité : VIH/sida et ITSS pour une durée d’un an. Cette étude vise à identifier les stratégies les plus efficaces pour éliminer le VIH et l’hépatite C chez les personnes qui s’injectent des drogues, en étudiant particulièrement les différences de genre dans les comportements à risque et les résultats des programmes de prévention et de traitement. 


Maude Laberge, de l’Université Laval, et Mylaine Breton ont reçu le financement pour leur projet, « Discontinuité des soins primaires: effets sur l’expérience des patients, l’utilisation et les coûts de santé, et les trajectoires de soins ». Il est financé dans le cadre de l’Annonce de priorité : Recherche axée sur le patient pour une durée de deux ans. Leur équipe compte plusieurs co-chercheurs, incluant Amédé Gogovor, Géraldine Layani, Marie-Eve Poitras, Nadia Sourial. Cette étude cherche à comprendre les impacts de la perte d’un médecin de famille sur l’expérience des patients et l’utilisation des services de santé, particulièrement dans le contexte québécois où il est difficile de trouver un nouveau médecin de famille. 



Épisode 18 : Une première ligne en santé

Dans cet épisode, Dre Emma Glaser (animatrice, MD-MSc CMFC, médecin de famille au GMF-U Bordeaux-Cartierville) accueille plusieurs invité·e·s de marque pour discuter de ce que signifie réellement une première ligne « en santé » :

Invité·e·s :

  • Mathieu Fortin, Hub d’innovation en médecine rurale
  • Marie-Dominique Beaulieu, médecin de famille, chercheuse, professeure titulaire de clinique, Faculté de médecine, Département de médecine de famille et de médecine d’urgence
  • Catherine Wilhelmy, patiente partenaire, Codirection Patient partenaire de la direction scientifique de l’Unité de Soutien SSA
  • Matthew Menear, Co-directeur du Réseau-1 Québec, professeur associé à l’Université Laval, chercheur au centre VITAM
  • Marie-Ève Poitras, Co-directrice du Réseau-1 Québec, titulaire de la Chaire de recherche CRMUS
  • Nadia Sourial

Leur objectif :

  • Prendre le pouls de nos membres ayant assisté au congrès Première Ligne en santé
  • Décrire ce qu’est une première ligne en santé
  • Discuter de l’importance de participer à ce congrès scientifique

Messages clés :

Une première ligne en santé, c’est une première ligne accessible, polyvalente, de proximité, et où les soignants sont en santé.



Recueil d’avis d’expert-e-s sur les soins et services de première ligne au Québec

C’est avec enthousiasme que nous vous présentons en primeur le recueil « Des soins et services de première ligne au Québec informés par la science ». Cette publication majeure rassemblant 49 avis d’expertes et d’experts issus des milieux de la recherche, de la pratique et de la gestion.  

Fruit d’un effort collectif soutenu, ce recueil vise à éclairer les décisions liées à l’organisation des services de première ligne grâce à une base scientifique solide. Il s’inscrit dans la démarche de mobilisation des connaissances des deux Instituts universitaires de première ligne en santé et services sociaux du Québec, en appui aux travaux en cours pour élaborer la première politique gouvernementale en la matière. 

Nous vous invitons à le partager largement dans vos réseaux pour maximiser sa portée auprès des milieux concernés : décideurs, cliniciens, gestionnaires, médias, etc.



Invitation à contribuer à une consultation d’expert(e)s scientifiques

Comme plusieurs d’entre vous le savent, le Ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS) est en train d’élaborer la toute première politique québécoise des soins et services de première ligne.

Dans ce contexte, Réseau-1 Québec a reçu le mandat de mener un processus de consultation afin de recueillir les perspectives de la communauté scientifique œuvrant en première ligne concernant la vision et les orientations proposées par le MSSS. Nous sommes ravis de mener ce processus en collaboration avec les Instituts universitaires de première ligne en santé et services sociaux (IUPLSSS).

Nos forums de consultation sont ouverts à tous nos membres. Nous vous invitons à participer à l’un des groupes de discussion virtuels, d’une durée de 90 minutes chacun :

  • 13 mai, de 15 h 30 à 17 h
  • 14 mai, de 9 h 30 à 11 h
  • 16 mai, de 15 h 30 à 17 h
  • 23 mai, de 15 h à 16 h 30

Veuillez signifier votre intérêt au plus tard le 7 mai 2025.

Je m’inscris à l’un des forums de consultation >>

En quoi cette consultation se distingue-t-elle des autres démarches ?

Plus tôt cette année, un comité d’experts a complété une démarche de consultation auprès des membres de la communauté scientifique pour identifier les composantes clés à inclure dans la nouvelle politique. Parallèlement, les Instituts universitaires de première ligne en santé et services sociaux ont mené une démarche visant à recueillir des avis écrits de chercheur(e)s sur divers enjeux qui doivent être pris en compte dans la création de la politique.

Dans la continuité de ces démarches, cette nouvelle consultation vise à recueillir une rétroaction de la communauté scientifique sur une proposition concrète du MSSS de la vision, des objectifs et des orientations qui composeront la politique.

Déroulement

Les participants recevront la documentation présentant la vision et les orientations actuellement envisagées dans le cadre de la nouvelle politique de première ligne, ainsi qu’une feuille de route qui servira à structurer la discussion. Ces documents sont strictement confidentiels et de ne devront pas être partagés.

À la suite de cette consultation, Réseau-1 Québec rédigera une synthèse des discussions sous forme de rapport qui sera transmis à l’équipe du MSSS qui s’occupe de l’élaboration de la politique. Ce rapport sera également partagé à l’ensemble des participant(e)s et rendu disponible sur notre site web.



Suivez Réseau-1 Québec sur Bluesky

Chez Réseau-1 Québec, nous avons à cœur la diffusion et le partage d’une information crédible, vérifiée et basée sur les données probantes. En tant que réseau de recherche et d’innovation en soins primaires, cette mission s’inscrit au cœur de nos valeurs. D’ailleurs, la recherche dans le domaine de la première ligne est plus que jamais indispensable pour répondre aux besoins concrets du système de santé.

Conséquemment, nous avons pris la décision de cesser de publier sur la plateforme X. Vous pouvez désormais nous suivre sur notre tout nouveau compte Bluesky ainsi que sur LinkedIn.



Un nouveau consortium pour faire progresser la recherche en soins primaires au Canada

La recherche en soins primaires au Canada est sur le point de franchir une nouvelle étape avec la création du « Canadian Primary Care Research Consortium » (CPCRC). Ce nouveau regroupement unira trois réseaux nationaux clés :

Ces trois organisations ont longtemps partagé des objectifs similaires et souvent collaboré avec les mêmes partenaires. Le moment est venu d’unir ces efforts sous une même gouvernance.

Le nouveau modèle de consortium démontrera une volonté claire d’unir les forces, de croiser les expertises et d’agir à l’échelle pancanadienne dans un esprit de collaboration, et ce, au bénéfice de la recherche et de la population.