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Nouvelles des membres : Les membres les plus cité-e-s dans la recherche en première ligne au Canada

Une étude co-rédigée par plusieurs chercheuses et chercheurs du Réseau canadien de recherche en soins primaires (RCRSP) mesure l’impact des citations et les caractéristiques des publications des chercheurs et chercheuses canadiens dans la recherche en première ligne. L’article démontre le niveau de grande qualité et pertinences des travaux des chercheurs et chercheuses du Canada. Il suggère également que des investissements accrus dans ce domaine pourraient améliorer les politiques et pratiques de soins.

Publié en Médecin de famille canadien (MFC), la revue médicale du Collège des médecins de famille du Canada, Assessing the impact of Canadian primary care research and researchers dresse la liste des 50 chercheurs en soins primaires les plus cité-e-s. Parmi les chercheurs et chercheuses sur la liste, 22% sont basé-e-s au Québec, à l’Université Laval, l’Université McGill et l’Université de Sherbrooke.

Plusieurs membres du Réseau-1 ont une place dans cette liste. Nous sommes fiers de nos membres et tous leurs travails pour améliorer et innover la première ligne!

Howard Bergman, Neil Andersson, et Richard Fleet

Les chercheurs et chercheuses membres du R1Q les plus cité-e-s au Canada :

  • France Légaré est au troisième rang, étant citée plus que 18 400 fois. En tant que première auteur, elle a publié 71 articles évalués par des pairs, et en tant que co-auteur, elle a publié plus que 350.
  • Martin Fortin est en quatrième position avec 7 100 citations.  En tant que premier auteur, il a publié 30 articles évalués par des pairs, et en tant que co-auteur, il a publié plus que 100.
  • Jeannie Haggerty, la directrice fondatrice du R1Q, est la 13e chercheuse la plus citée au Canada. En tant que première auteur, elle a publié 29 articles évalués par des pairs, et en tant que co-auteur, elle a publié plus que 100. En total, elle a été citée plus que 4 300 fois.
  • Pierre Pluye, un membre fondateur du R1Q, est au 16e rang avec 7 500 citations, comptant 33 articles en tant que premier auteur et plus de 100 en tant que co-auteur.
  • Howard Bergman est le 28e chercheur le plus cité avec 13 articles comme premier auteur. Il a publié plus que 200 en tant que co-auteur et au total il a été cité plus que 18 700 fois.
  • Neil Andersson est le 41e chercheur le plus cité. En tant que premier auteur, il a publié 56 articles évalués par des pairs, et en tant que co-auteur, il a publié plus que 160. Au total, il a été cité presque 6 000 fois.
  • Richard Fleet est au 49e rang le plus cité au Canada avec 1 500 citations au total. En tant que premier auteur, il a publié 33 articles évalués par des pairs, et en tant que co-auteur, il a publié plus que 50.

Parmi les articles les plus cités des chercheurs canadiens en soins primaires, évalué par des pairs, nous retrouvons plusieurs publications des membres du R1Q :



Un mot de bienvenue : nouvelle directrice du RRAPPL de McGill

Nous souhaitons la bienvenue à Machelle Wilchesky, qui assumera le rôle de directrice du RRAPPL de McGill à partir du 1er juillet 2024.

Machelle Wilchesky est professeure adjointe au département de médecine familiale et à la division de médecine gériatrique de l’Université McGill, et chercheur au Centre d’épidémiologie clinique de l’Institut Lady Davis pour la recherche médicale (Hôpital général juif). En tant que directrice du Centre de recherche sur le vieillissement Donald Berman Maimonides, elle a mis en place un programme de recherche indépendant axé sur l’amélioration des soins primaires dispensés aux personnes âgées vulnérables atteintes de démence dans les établissements de soins de longue durée.

La professeure Wilchesky est membre actif du Réseau canadien d’essais en soins primaires (CPCTN) où elle a collaboré à CanTreatCOVID, CanTreatResp, AIM-Viral et PREPARED. Avant d’être nommée directrice scientifique, elle siégeait au conseil consultatif du RRAAPL de McGill depuis 2022. Nous lui souhaitons beaucoup de succès dans ses nouvelles fonctions et sommes heureux de poursuivre nos collaborations avec elle.



Bilan d’une carrière accompli : Un mot de remerciement et réflexion avec Dre Jeannie Haggerty

Dre Jeannie Haggerty est professeure titulaire au département de médecine familiale de l’université McGill, et titulaire de la chaire de recherche McGill en médecine familiale et communautaire, basée au centre de recherche de l’hôpital St Mary. Elle a été la directrice scientifique fondatrice du Réseau-1 Québec et la directrice du RRAPPL de McGill.

Après une longue carrière en recherche sur les soins primaires, elle amorce un retrait progressif pour prendre sa retraite à l’été 2025. Nous avons discuté de sa carrière et de son rôle indispensable au Réseau-1.


  • Parlez-moi un peu de votre carrière et de la place du Réseau-1 dans celle-ci.

Formée en épidémiologie, j’ai eu mon baptême en médecine de famille comme coordonnatrice d’un projet du Département de Médecine familiale de l’Université McGill pour établir un nouveau programme de résidence en Médecine familiale et communautaire au Costa Rica. J’ai toujours été très attirée par l’idée de créer un réseau de recherche basé sur la pratique.

Ma recherche porte sur l’accessibilité et la continuité des soins en première ligne. Ma carrière académique a commencé à l’Université de Montréal en médecine familiale et par la suite à l’Université de Sherbrooke où j’ai été titulaire d’une chaire de recherche du Canada avant que McGill me propose une chaire de recherche en médecine familiale et communautaire à Saint-Mary—là où la médecine familiale a commencé pour moi.

Depuis environ 2011, les chercheurs en médecine familiale songeaient à un réseau de recherche en soins de première ligne pour nous permettre de collaborer davantage. Bien que nous ayons commencé avec des plans modestes, il y avait un fort intérêt de la part du ministère de la Santé et des services sociaux à combiner notre initiative avec la Stratégie de recherche axée sur le patient (SRAP) provincial. On a visé un réseau de connaissances pour réduire l’écart entre la recherche et la pratique.

Un groupe de 25 à 30 personnes se réunissait presque toutes les deux semaines pendant des mois pour définir le pourquoi et le comment de notre réseau. Nous avons donc obtenu un financement pour devenir un réseau thématique du FRQS, en juillet 2013.

Pour bâtir le réseau, nous avons développé et fédéré des réseaux de recherche axée sur les pratiques de la première ligne (RRAPPL) dans tous les départements de médecine familiale et médecine d’urgence du Québec. Dès le début, nous avons planifié que R1Q soit un réseau de connaissances qui réduise l’écart entre la recherche et la pratique.

  • Quel défi avez-vous rencontré en tant que directrice du Réseau-1?

Le plus grand défi était de tout commencer de zéro. Nous n’avions aucune structure. Nous avons donc dû créer la structure de gouvernance et la charte et embaucher de nouvelles personnes. C’était une entreprise énorme. Nous avions tant à construire. J’ai suivi des cours sur la gouvernance et j’ai essayé d’appliquer les meilleures pratiques. C’était une courbe d’apprentissage très rapide.

  • Quelle a été une réussite?

Une de notre plus grande réussite a été de défendre le rôle des patients partenaires dès le début. Les patients partenaires ont toujours eu une place d’influence à chaque niveau de notre réseau. Le SRAP a représenté un grand changement culturel pour la recherche et nous étions en avance de cette vague. Ce n’était pas toujours facile, mais cela nous a permis d’effectuer ce travail de manière très significative.

  • Comment avez-vous changé ou influencé Réseau-1?

Je dirais que tout le travail initial pour construire le réseau et ses structures, telles que la gouvernance et la charte, a été accompli. Il y a bien sûr eu des changements au fil des ans, mais ces structures sont restées assez stables.

  • Avez-vous été surpris par quelque chose de Réseau-1?

Oui, l’image de marque du Réseau-1. Nous avons commencé par organiser un concours pour trouver un nom du réseau et nous avons reçu des propositions très drôles et très longues qui n’ont pas fonctionné. Puis nous avons choisi Réseau-1 et c’est resté depuis 10 ans. C’est une bonne surprise.

  • Surtout, que ferez-vous maintenant avec tout votre temps libre?

En ce moment, je m’intéresse beaucoup à l’entrepreneuriat social. J’explore la possibilité de transformer l’un de mes derniers projets de recherche en un modèle d’entrepreneuriat social pour améliorer l’accès et la continuité des soins.


Dre Haggerty a joué un rôle indispensable à notre développement et a grandement contribué à notre succès. Nous la remercions pour son travail au sein du RRAPPL de McGill et du Réseau-1. Dre Machelle Wilchesky remplacera Dre Haggerty en juillet 2024 comme directrice du RRAPPL de McGill.



Nouvelles des membres : Félicitations aux lauréat-e-s subventions s’inscrivant dans une annonce de priorités

Les Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) ont récemment annoncé les résultats de leurs concours de subventions s’inscrivant dans une annonce de priorités (concours de subventions Project de l’automne 2023). Trente-six de ces subventions transitoires ont été accordées et plusieurs membres du Réseau-1 figurent parmi ces lauréat-e-s. Plus de 270 bourses de doctorat ont également été attribuées. Plusieurs membres de Réseau-1 figurent également parmi ces lauréat-e-s. Nous félicitons les lauréat-e-s!


Le projet de Nadia Sourial, Marie-Ève Poitras et leur équipe est axé sur l’approche d’équipe dans les soins primaires. « Opening the black box on the contribution of interprofessional health providers in primary care: Measuring performance indicators that reflect and optimize practice » a été financé dans le cadre du Subvention Projet – Annonce de priorité : Recherche sur les services et les politiques de santé. Les indicateurs de qualité actuels se concentrent principalement sur les données des médecins, négligeant les contributions des autres prestataires de soins. Ce projet vise à développer des indicateurs complets pour mesurer les contributions de tous les prestataires de soins de santé au sein des équipes de soins primaires, comblant ainsi cette lacune et guidant des soins interprofessionnels plus efficaces.


Le projet d’Antoine Boivin, Ghislaine Rouly et leur équipe, « How Peers in Healthcare Teams Transform Homelessness Prevention and Care Practices: A Participatory Multiple Case Study » a été financé dans le cadre du Subvention Projet – Annonce de priorité : Recherche axée sur le patient. Le système de santé canadien a peine à offrir des soins accessibles, adaptés, sûrs et équitables aux personnes sans-abri. Les études démontrent que le soutien reçu des pairs (personnes ayant vécu l’expérience de l’itinérance et d’autres défis) peut cultiver des relations de confiance, offrir un modèle d’espoir et accompagner les personnes dans la réalisation de leurs propres objectifs. L’objectif global de ce projet est d’étudier comment les pairs transforment les pratiques des équipes de santé dans la prévention et les soins liés à l’itinérance.


Dans le Subvention Projet – Annonce de priorité : Recherche en santé mondiale, Neil Andersson, Ivan Sarmiento, et leur équipe ont été financés pour leur projet, « Youth co-design prevention of gendered personal and interpersonal violence in Botswana ». Ce projet travaillera en co-construction avec les jeunes et des parties prenantes à concevoir des actions visant à réduire la violence personnelle et interpersonnelle chez les jeunes et à remettre en question la violence en tant que réaction aux problèmes. Le projet impliquera les décideurs politiques tout au long du processus pour soutenir le développement de stratégies fondées sur des données probantes pour réduire la violence chez les jeunes.


Dans le Subvention Projet – Annonce de priorité : Recherche sur le développement et la santé des enfants et des adolescents autochtones, le projet de Patricia Li, Olivier Drouin, et leur équipe, « Race, Ethnicity, Indigenous identity and Language preference for Pediatric research in the hospital setting (REIaL-P) », a été financé. Le projet va co-développer avec les jeunes et les parents d’enfants pris en charge à l’hôpital et aux urgences l’approche REIaL (Race, Ethnicity, Indigeneity, and Language) pour la recherche pédiatrique (REIaL-P). L’équipe de recherche déterminera l’association entre les facteurs REIaL des enfants, des jeunes et des familles. L’objectif est d’approfondir la compréhension de l’impact des différents contextes REIaL sur les expériences des jeunes et des parents en matière de prise de décision partagée.


Dans le Subvention Projet – Annonce de priorité : VIH/sida et ITSS, Samira Abbasgholizadeh Rahimi et son équipe on reçu financement pour le projet « Feasibility of AnkaSmart!: a wearable-based innovation to improve sexual and reproductive health of young adult populations in India ». L’étude est axée sur la santé sexuelle et reproductive. L’équipe étudiera une intervention numérique, AnkaSmart!, afin de déterminer sa faisabilité. Les participants pourront enregistrer avec précision leurs symptômes et se connecter facilement aux prestataires de soins de santé. L’objectif serait que l’outil facilite la détection préventive les anomalies menstruelles.


  • Christine Cassivi, de l’Université de Montréal, a reçu une bourse de recherche pour son projet « La stigmatisation intersectionnelle des personnes Autochtones recevant des soins en santé mentale : une ethnographie critique ciblée ».
  • Marie-Violaine Dubé Ponte, de l’Université Laval, a reçu une bourse de recherche pour son projet « Évaluation d’un module de consolidation des expertises infirmières avec formation par jeu vidéo en hémato-oncologie pédiatrique ».
  • Zhaoping Ju, d’Université McGill, a reçu une bourse de recherche au doctorat pour son projet « Dissecting the role of Hippo effectors Yap and Taz during gastric regeneration and tumorigenesis ».
  • Bich Lien Nguyen, de l’Université de Montréal, a reçu une bourse de recherche au doctorat pour son « Les pratiques quotidiennes entourant la relocalisation de personnes âgées hospitalisées devant être hébergées en centre d’hébergement – une ethnographie institutionnelle ».


Poste : Professeur(e)-chercheur(e) en soins palliatifs

Le Département de médecine familiale et de médecine d’urgence de l’Université Laval est actuellement à la recherche d’un(e) professeur(e)-chercheur(e) dans le domaine des soins palliatifs. L’entrée en fonction est prévue pour le 15 janvier 2015.

Veuillez trouver la description du poste en français et la description du poste en anglais.

Si vous connaissez des personnes qui pourraient être intéressées par la présente, nous vous saurions gré de bien vouloir leur diffuser cette description de poste.