Archives du mot-clé covid-19

Nouveautés COVID

Bonjour à toutes et à tous,

Nous espérons que ce message vous retrouve en bonne forme et en bon esprit.

Quelques nouveautés à vous partager :

Textes de réflexion sur la première ligne 
Voici les tous derniers textes de réflexion sur la première ligne en contexte de pandémie :  

Sondage rapide pancanadien des clinicien-ne-s en première ligne  
Cliniciens et cliniciennes : prenez part à cette 13e édition du sondage rapide sur la COVID-19.  

 Une initiative du Réseau pancanadien de la SRAP sur les innovations en soins de santé de première ligne et intégrés (dont le R1Q est la composante québécoise), les résultats sont communiqués régulièrement aux décideurs provinciaux et fédéraux.

Nouvelles ressources sur la COVID-19
Voici les nouvelles ressources sur la COVID pertinentes pour la première ligne que nous avons ajoutées à notre site Web dernièrement :

Pour tous :

Pour chercheur-es :

  • Outil de référence du Réseau québécois COVID – Pandémie (RQCP) répertoriant les différentes ressources disponibles visant à soutenir les efforts de recherche sur la COVID. Des sections destinées au grand public et aux professionnels de la santé ont également été déployées. 
  • Invitation de la Biobanque québécoise de la COVID-19 et le RQCP à déposer des demandes d’accès aux données et aux échantillonsDate limite: 16 novembre 2020.

Prenez soin de vous,
L’équipe du Réseau-1 Québec



Un texte de réflexion de Martin Fortin: Choisir son combat : la COVID-19 et moi

Ce texte fait partie d’une série de réflexions sur la première ligne en contexte de pandémie du Réseau-1 Québec. Article publié originalement le 23 octobre 2020. 

Au mois de mars dernier, la province a été mise sur pause. Tout s’est arrêté. En fait, tout sauf le système de santé qui est passé en mode gestion de crise. L’ennemi microscopique a précipité une panique dans la population et chez tous les intervenants du système de santé. Du jamais vu!

En soins de première ligne, tous les intervenants se sont retrouvés dans un chaos. Beaucoup de questions, peu de réponses. Réorganisation obligatoire: tout le monde en mode protection. Protéger les autres. Les patients. Les plus vulnérables. Se protéger des autres également avec nos propres vulnérabilités. On a assisté à des situations inédites: arrêt de chirurgie non urgente, médecins spécialistes sans possibilité de travailler, arrêt des consultations externes, délestage d’activités, réaffectation massive du personnel, arrêt de la majorité des activités de recherche. Et tout ça alors que la communauté souffre un grand dérangement avec la fermeture des commerces, des écoles, des régions.

Dans nos organisations de soins, tout le monde a dû réfléchir à ce qu’il allait faire se redéfinir. Quel rôle jouer? Rien n’est dicté. On doit construire l’avion et voler en même temps. Comme chercheur et clinicien médecin de famille je me suis retrouvé devant un choix: quelle partie de l’avion pourrais-je aider à construire?

Les collègues de mon GMF ont été des pionniers dans l’application des mesures prescrites par les autorités. Des champions. Nous nous sommes serré les coudes. Tout a été réorganisé. Dans cette effervescence chaotique, comme chercheur plutôt en fin de carrière, je me suis senti tout à coup d’une grande inutilité. Protégé par les collègues pour raison d’âge et paralysé dans mes recherches, je ne pouvais accepter de ne pas contribuer à l’effort collectif.

L’appel de la santé publique est arrivé à point nommé. On faisait face à des éclosions; on venait de rapatrier des professionnels de tous les secteurs vers la santé publique. On avait besoin d’une équipe médicale pour aider à la réalisation des enquêtes épidémiologiques. Je me suis engagé.

D’abord apprendre: les recommandations intérimaires (ce mot s’est avéré très important) de l’Institut National de Santé Publique pour les cas communautaires, pour les travailleurs de la santé, pour les résidences pour personnes âgées, pour les CHSLD. Connaître aussi le contexte juridique: les mesures d’urgence, la sécurité publique, le pouvoir de la direction de la santé publique, la loi de la quarantaine. Puis jongler avec la gestion du risque et ses conséquences. Tout un changement pour un clinicien habitué à traiter des patients individuellement et pour un chercheur dédié aux patients avec des maladies chroniques multiples! Tout ça peut s’apprendre rapidement quand on accepte que ce qui est vrai aujourd’hui peut ne plus appliquer demain! Après tout, on construit l’avion!

Du jour au lendemain nous nous sommes retrouvés dans une équipe médicale relativement éclectique: médecins de famille, médecins d’urgences, chirurgien, médecins spécialistes, professionnels de toute discipline. Tous prêtés à la santé publique pour différentes raisons et œuvrant pour une même cause: la protection des patients et de la communauté.

Avec l’arrivée de l’été, nous avons connu l’accalmie. Reprise progressive des activités dans un mode redéfini, ce qui est devenu petit à petit une nouvelle normalité. En clinique: téléconsultation, limitation du temps de visite en personne, distanciation, équipements de protection. En recherche, reprise lente des activités. Retour vers les comités d’éthique avec demandes de modification: protocole, consentement, déroulement. Il faut s’adapter à une nouvelle réalité sur le terrain. La COVID-19 est là, on ne peut l’ignorer.

Et l’accalmie fut de courte durée. Avec l’arrivée de l’automne, le Québec a déployé son code de couleurs inspiré de la saison sans doute et les régions de vertes initialement ont passé au jaune, à l’orange et au rouge à des rythmes différents. Que nous réserve l’hiver?

Nos gouvernements ont généreusement investi pour aider la population à passer à travers l’épreuve. Nos organismes de financement de la recherche également. On a vu passé plusieurs opportunités de financement pour générer des connaissances. Il faut comprendre ce virus, son mode de transmission, ce qui le détruit, ce qui l’active, ce qu’il entraine comme réaction chez l’animal, chez l’humain. Il faut aussi comprendre la crise que nous vivons, son impact dans la population, chez les enfants, chez les personnes âgées, chez les plus vulnérables. Bref, on a tout à connaitre. Pour plusieurs chercheurs dont les recherche étaient sur pause, l’occasion était idéale pour contribuer à répondre à ses questions. Bravo et merci de mettre vos recherches de côtés et de travailler pour cette cause qui nous touche tous!

De mon côté, j’ai fait le choix de garder le fort. Je n’ai appliqué à aucun programme de financement. Ce n’est pas l’appel que j’ai senti. Je suis resté dans l’immédiat, dans la gestion de la crise. Ça venait chercher ma fibre de chercheur, de soignant, de premier répondant mais ma peur également; j’avais besoin de contribuer à faire la différence en agissant promptement, j’avais besoin de soigner mes propres craintes. Notre arme la plus sure en ce moment est le contrôle de la propagation ce qui implique l’identification rapide des cas et des contacts, leur stratification et les mises en isolement. Ça parait simple à première vue mais la mise en application est parfois très ardue. Ça prend une cueillette de données avec certaines limites il va sans dire, une analyse personnalisée en temps réel. Chaque situation doit être évaluée dans sa globalité. Et il faut certainement jouer au détective pour identifier la source, émettre des hypothèses et tenter de les valider. Bref il y a beaucoup d’éléments qui rejoignent les habiletés requises en recherche. Alors pour moi, il y avait une logique à m’y plaire. Et de retrouver dans l’équipe de santé publique, si éclectique fut-elle, les mêmes valeurs que j’attends chez mes collaborateurs en recherche m’a incité à m’y accrocher. Bienveillance, vigilance, rigueur, capacité d’adaptation, résilience, autant d’attributs que j’ai retrouvés chez mes collègues médecins, infirmières, kinésiologues, nutritionnistes, hygiénistes dentaires, ergothérapeutes tous travaillant avec un seul but, contribuer à freiner la propagation de l’ennemi invisible dans une perspective transdisciplinaire; un concept appris en recherche mais que j’expérimente véritablement en santé publique!

En date du 22 octobre une recherche sur Pubmed identifie 66496 articles portant sur la COVID-19. Ma contribution à cette recherche a été nulle. En date du 22 octobre, le Saguenay Lac-St-Jean cumule 891 cas de Covid-19 dont 290 cas actifs et 1229 personnes en isolement au moment d’écrire ces lignes soit environ 0,5% de la population. Tous nos efforts sont déployés pour garder ces chiffres au plus bas niveau possible. Peut-être je déçois mon université en ne participant pas à l’effort de recherche mais c’est pour ma communauté que j’ai décidé de me battre. Dans cette dualité de chercheur et de clinicien qui m’habite, le choix des combats fait appel à des émotions que la raison seule ne peut expliquer mais que j’ai plaisir à écouter.

Martin Fortin, MD MSC CMFC
Professeur et chercheur, Département de médecine de famille
Faculté de médecine et des sciences de la santé de Sherbrooke
GMF-U de Chicoutimi
CIUSSS du Saguenay Lac-St-Jean



Un texte de réflexion de Howard Bergman : COVID-19: constats et pistes pour l’avenir de notre système de santé

Ce texte fait partie d’une série de réflexions sur la première ligne en contexte de pandémie du Réseau-1 Québec. Article publié originalement le 5 octobre 2020. Vous pouvez également retrouver ce texte sur le site de La presse plus. An English version is also available.

“It was the best of times, it was the worst of times, … it was the spring of hope, it was the winter of despair.”  – Charles Dickens, Tale of 2 Cities

Alors que nous sommes encore au cœur de la tempête, il me semble important de réfléchir dès maintenant aux leçons que nous pouvons tirer pour améliorer les bases de notre système de santé.

La pandémie de COVID-19 a souligné plusieurs aspects positifs de notre système de santé. Les gouvernements et les partis politiques ont généralement mis de côté leurs différends. Les décisions sont fondées sur les données disponibles les plus fiables en santé publique. Les travailleurs de la santé réagissent avec abnégation. Les innovations sont rapidement mises en œuvre. On observe un niveau élevé de solidarité sociale.

Cela peut s’expliquer par le fait que le Canada dispose d’un système de santé universel à payeur unique qui repose sur la notion suivante : la santé est une valeur sociale et non une denrée marchande. Chaque province comporte un système de santé intégré capable de mobiliser des ressources humaines et physiques. Il existe des structures solides de soins primaires et spécialisés.  

Pourtant, tout n’est pas parfait. La stratégie initiale visant à protéger la structure hospitalière a fonctionné. Mais ce sont les conditions déplorables des personnes âgées dans les CHSLD et les résidences qui nous ont heurtés de plein fouet.

 Il est tragique, sans être surprenant, que la grande majorité des décès dus aux coronavirus se produisent chez les personnes très vulnérables des CHSLD et des résidences. Il est surtout déchirant de les voir vivre et mourir dans des conditions inacceptables, coupées de leur famille, puis inhumées sans accompagnement; soignées par du personnel débordé, mal protégé et à court de ressources. 

Il ne fait aucun doute que cette crise est dévastatrice. Toutefois, il existe des facteurs structurels qui expliquent pourquoi nous avons réussi à maîtriser la crise dans le réseau hospitalier, mais beaucoup moins dans d’autres secteurs.

Notre système de santé n’est pas aussi universel et complet qu’il devrait l’être. Alors que les services hospitaliers et médicaux sont couverts sans besoin de payer de sa poche, les soins de longue durée communautaires et institutionnels sont à la fois universels et sélectifs : ils combinent la couverture publique et la contribution privée.

La crise actuelle démontre également l’impact des politiques liées au financement, à l’organisation et à la gouvernance du système de santé, politiques adoptées par tous les gouvernements depuis de nombreuses années. 

La planification budgétaire prévoit les ressources humaines et matérielles tout juste suffisantes à un système qui, par ailleurs, n’a ni réserve ni marge de manœuvre. Par exemple, les lits d’hôpitaux sont toujours occupés à plus de 100%. Le financement sous-optimal se fait surtout sentir dans les CHSLD où les conditions de vie donnent lieu à un débat pathétique sur la pertinence d’un deuxième bain par semaine. Dans de nombreux cas, les installations physiques sont obsolètes.

L’augmentation rapide des cas de COVID-19 dans les quartiers pauvres et densément peuplés de Montréal met en relief la récente réduction de 30 % du budget de la Santé publique au Québec.

Les gouvernements successifs ont décidé que l’efficacité exigeait une centralisation et une microgestion fortes. Les fusions massives des CISSS/CIUSSS ont entraîné le désengagement et la perte du sentiment d’appartenance des communautés et des travailleurs de la santé. Ces décisions ont conduit à l’incapacité des établissements à adapter leurs actions aux besoins locaux et ont réduit leur capacité à réagir aux crises.

À la fin de cette crise, la population s’attendra à ce que nous tirions des leçons précieuses de cette expérience. Voici quelques-unes des questions clés qui seront au centre du débat public:

  • Les dépenses en santé qui favorisent des soins de qualité et une santé publique robuste sont des investissements qui contribuent à la fois au bien-être de la population et à la croissance et la protection de l’économie.
  • Les soins à domicile et les soins de longue durée, ainsi que les services de proximité tels que la dentisterie, la réadaptation, la psychologie et les services sociaux font partie intégrante du système de santé public, tout comme les services médicaux et hospitaliers.
  • Un système de santé solide est ancré dans une gouvernance locale forte, avec un engagement et une responsabilisation de la population et de la communauté.

Il n’y a pas de solutions simples. Mais nous pouvons travailler à changer le paradigme du système de santé. La crise nous offre une occasion unique d’organiser une discussion publique sérieuse et transparente.

Howard Bergman, MD, FCFP, FRCPC, FCAHS est professeur de médecine de famille à l’Université McGill. Il a été membre de la Commission Clair (2000) et est l’auteur du Plan Alzheimer du Québec (2009).



Nouveautés COVID

Bonjour à toutes et à tous,

Nous sommes heureux de vous partager un tout nouveau texte de réflexion sur la première ligne en contexte de pandémie :  

D’autres textes vous seront partagés dans les mois à venir.

Invitation du Réseau Québécois COVID-Pandémie 
Nous vous encourageons à profiter de l’invitation du Réseau Québécois COVID-Pandémie (RQCP) à devenir membre et à participer à leur premier webinaire jeudi 1er octobre de 10 h à 11 h. 

Merci à tous ceux et celles qui se sont porté-e-s volontaires à joindre la banque d’expert(e)s du RQCP afin d’assurer que les besoins de la première ligne soient pris en compte. Si vous ne l’avez pas encore fait, merci de nous signaler que vous vous êtes joint à la banque ou que vous allez participer à un des groupes de travail intersectoriels éventuels du RQCP. Écrivez-nous à .

Ressources
En terminant, nous vous partageons les nouvelles ressources sur la COVID pertinentes pour la première ligne ajoutées à notre site Web dernièrement :

Prenez bien soin de vous,
L’équipe du Réseau-1 Québec



Un texte de réflexion de Marie-Dominique Beaulieu : COVID-19, télémédecine et médecine humaniste : back to the future?

Ce texte fait partie d’une série de réflexions sur la première ligne en contexte de pandémie du Réseau-1 Québec. Article publié originalement le 24 septembre 2020 

Il est encore trop tôt pour mesurer tous les impacts de la crise sans précédent que nous vivons. Mais une chose est certaine, si on en croit les témoignages issus des milieux de première ligne: la pratique clinique ne sera plus la même. Le passage à la télémédecine, qui s’est opéré en deux semaines littéralement, nous fera passer enfin de l’avis de tous, au XXIième siècle et rendra possible le déploiement de la santé connectée et des différentes plateformes de télédiagnostics. On entre enfin dans l’ère moderne. On commence aussi à voir émerger les dommages collatéraux de la pratique à distance : diagnostics manqués, tranches de la population qui passent sous le radar. Je propose quelques réflexions sur ce que je connais le mieux, la médecine de famille, mais je crois qu’elles sont applicables à la pratique clinique de première ligne en général.

Télémédecine et santé connectée pour quels objectifs et quels types de décisions?

Qu’il soit possible de régler énormément de petites choses à distance, cela fait longtemps que les cliniciens rémunérés selon des formules à forfait ou à salaire le savent. Qu’on le découvre maintenant est un peu ironique. Je finissais toutes mes journées de consultation par un 30 minutes de retour d’appels pour gérer des problèmes bénins pour des patients que je connaissais bien. Mais je me serais fait jouer bien des tours par des patients que je connaissais pourtant bien sans avoir toute l’information que donne une visite en personne – la démarche, les gestes, les expressions faciales, les silences – de l’accueil dans la salle d’attente au bonjour avec la main sur la poignée de porte avec ce « en passant docteur, j’ai cette douleur à la poitrine en marchant depuis quelque temps ».  Pour justifier l’engouement vers la télémédecine, qui en passant est surtout en audio – au téléphone- plutôt qu’en « télé », on entend toute sortes de choses comme cette citation mal comprise que « 80% des diagnostics se font par l’histoire » invoquée pour affirmer que le téléphone suffit dans la majorité des cas. C’est mal comprendre la démarche clinique, si bien décrite par Epstein il y 40 ans. S’il est encore vrai que 80% de la démarche clinique repose sur l’histoire, ça prend la plupart du temps l’examen physique et parfois quelques épreuves de laboratoires pour boucler le 20% qui manque pour arriver au bon diagnostic. Bien sûr les objets connectés et les outils dérivés de l’intelligence artificielle nous rendront encore plus efficaces à distance. Mais la tâche intellectuelle que requiert la démarche clinique est excessivement exigeante et complexe. Elle demande à la fois l’acquisition de plusieurs types d’information et leur « traitement » – dans le sens informatique du terme – puis la mise en relation avec les connaissances scientifiques issues de la recherche pour décider du diagnostic ou du pronostic le plus probable, du traitement le plus susceptible d’être efficace. Non seulement faut-il cerner les symptômes mais aussi comprendre la personne et son contexte. Les symptômes sont plus un narratif qu’un ensemble de données précises.

La télémédecine, les objets connectés et les applications diagnostiques dérivées de l’intelligence artificielle (IA) seront particulièrement utiles pour faciliter le suivi de problèmes connus, réduire l’incertitude diagnostique et thérapeutique, et amener certaines avancées médicales dans les régions plus éloignées, mais ce n’est pas demain que ces avancées relègueront au dernier plan la rencontre médicale. En fait, selon Eric Topol dans son essai Deep Medicine, la principale retombée de ces avancées devrait être de rendre les soins de santé plus humains que jamais en permettant aux professionnels de la santé de se concentrer sur ce qui est essentiel à la pratique d’une « bonne médecine » : l’écoute, la compréhension de la personne dans sa globalité et la compassion.

Ne pas creuser les inégalités : l’accès aux services de première ligne comme facteur d’équité

La COVID-19 a aussi été révélatrice des maillons faibles de notre système de santé. Une de ces faiblesses a été l’incapacité de réduire l’impact des inégalités de santé. Plus que jamais la COVID a révélé et creusé les inégalités. Inégalités dans la sévérité de la maladie accentuée par le dangereux mélange de la co-morbidité, de la pauvreté et de la précarité des conditions de vies. Inégalités dans l’accès aux soins non liés à la COVID et résurgence des maladies sensibles à la prévention et au traitement précoce. L’accès aux services de première ligne est un facteur protecteur contre les inégalités de santé. Malheureusement, au Canada et au Québec, il est bien démontré que les personnes moins favorisées éprouvent plus de difficultés à avoir accès à un médecin de famille et que le niveau socio-économique, l’âge, l’origine ethnique et le fait d’être une femme sont plus fréquemment associés à des services préventifs et curatifs de moins bonne qualité. Déjà plusieurs clientèles ne réussissent pas à franchir les forteresses que sont malheureusement devenus les cabinets médicaux et les établissements de santé. Si le recours à la télémédecine aidera certainement à réduire certaines inégalités d’accès de nature géographique, il faut craindre que ce mode de pratique creuse les inégalités en réduisant l’accès, déjà difficile, aux personnes sans-abris, à celles aux prises avec des problèmes de santé mentale et d’addiction, aux personnes âgées, aux moins scolarisées et aux immigrants récents. Il faudra faire preuve d’inventivité en allant aux devant de ces personnes, là où elles vivent, dans la rue, dans leurs maisons. En trouvant des façons de rendre nos milieux de pratiques accueillants pour elles. La COVID-19 a déjà révélé combien les praticiens de première ligne peuvent faire preuve de courage et d’esprit inventif. Les projets soutenus par Réseau-1 (https://reseau1quebec.ca/projets/projets-sur-la-covid-19/) et par la Fondation pour l’avancement de la médecine familiale en sont des exemples frappants (https://fafm.cfpc.ca/fr/programme-sci-covid-phaseone/).

Apprendre en agissant : l’importance de la recherche en soins de première ligne 

Paradoxalement, les avancées technologiques favorisées par la COVID-19 pourront avoir un impact délétère si on ne les utilise pas à bon escient à la fois au plan clinique mais aussi en regard des problèmes d’inégalités d’accès aux services de première ligne qu’elles peuvent engendrer. Il nous faut donc s’assurer que nous apprendrons de ces transformations de la pratique pour identifier celles qui ont vraiment une valeur ajoutée et celle qui nous font reculer.  Lorsque j’ai terminé ma maîtrise en épidémiologie, ma directrice de recherche, Mme Jacqueline Fabia une grande épidémiologiste, m’a donné ce conseil dont j’ai mis du temps à mesurer l’importance. Elle m’a dit « Tenez de bons dossiers. C’est de l’observation minutieuse de la pratique que naissent les découvertes importantes. Vos dossiers sont une mine d’informations ». Observer de façon minutieuse, c’est aussi s’intéresser à mesurer l’impact de la COVID et de nos nouvelles pratiques cliniques et organisationnelles du point de vue des patients.

Non, il ne faut pas que la pratique clinique reste la même, il ne faut pas reculer lorsque la pandémie sera terminée. Mais pour vraiment avancer et tirer profit de cette crise sans précédent il faut revenir à l’art de la pratique clinique et à la valeur de la recherche ancrée dans la pratique. C’est seulement ainsi qu’on apprendra « tout en construisant l’avion ». Back to the Future.

Marie-Dominique Beaulieu, C.Q., M.D.,CMFC, M.Sc., FCMF
Professeure émérite Département de médecine de famille et de médecine d’urgence, Faculté de médecine, Université de Montréal



Un texte de réflexion de Jean-Louis Denis, Nancy Côté et Catherine Régis : Leadership en contexte de pandémie : quelles leçons tirées pour les soins et les services en première ligne ?

Ce texte fait partie d’une série de réflexions sur la première ligne en contexte de pandémie du Réseau-1 Québec. Article publié originalement le 2 septembre 2020 

Jean-Louis Denis, professeur titulaire et Chaire de recherche du Canada, École de santé publique de l’Université de Montréal, Nancy Côté, professeure adjointe et chercheure-boursière FRQS, Département de sociologie et chercheure au centre Vitam, Université Laval et Catherine Régis, professeure titulaire et Chaire de recherche du Canada, Faculté de droit de l’Université de Montréal. Les professeurs Denis et Régis sont co-fondateurs du Hub santé – politique, organisations et droit (H-POD).

Depuis mars, la vie quotidienne des citoyen.es du Québec a été bouleversée par une crise sanitaire majeure. Pour plusieurs, le point de presse tenu régulièrement par les leaders politiques est un passage obligé pour mieux comprendre les orientations gouvernementales et leurs implications. La pandémie actuelle est une occasion unique pour apprendre sur l’exercice du leadership en contexte de crise et pour réfléchir au rôle que peuvent jouer les leaders en première ligne de même qu’aux ressources nécessaires pour faire face à cette crise. Voyons les enseignements que nous pouvons en tirer pour se préparer aux crises à venir.

À ce titre, la première ligne a un rôle clef à jouer, mais certaines conditions s’avèrent nécessaires pour qu’elle soit en mesure d’exercer pleinement ce rôle.

Les données récentes publiées sur le site de Santé-Montréal (santemontreal.qc.ca/population/coronavirus-covid-19/situation-du-coronavirus-covid-19-a-montreal/point-sante/) révèlent l’existence d’inégalités devant la pandémie, notamment entre les hommes et les femmes et chez les populations racisées. De longue date, il est bien connu que la santé ne se résume pas à une question d’accessibilité à des soins et à des services; elle est intimement liée aux conditions de vie donnant plus ou moins accès à un capital économique, social ou culturel permettant de tirer parti des ressources de l’environnement (par exemple l’éducation, un réseau social, des ressources financières, etc.), ce qui permet aux individus de se développer et d’être en santé. Si la santé publique peut sonner l’alerte quant à l’importance de s’attarder aux conditions de vie des individus, elle doit néanmoins s’appuyer sur un réseau de soins primaires solide pour pouvoir agir sur celles-ci. Les soins et les services de première ligne ne sont à l’évidence qu’une partie de la réponse possible, mais ils jouent un rôle important pour atténuer les risques pour la santé en temps de pandémie, particulièrement pour certains segments de la population.

Revenons sur la question du leadership. En contexte extrême, un leadership concentré au sommet ne peut que s’essouffler (Hannah & al., 2009) eu égard à la complexité des enjeux et à leur imprévisibilité en temps de pandémie; le besoin d’une diversité de leviers et d’expertises pour protéger la santé devient incontournable. Le gouvernement ou le système de santé doit être en mesure de mobiliser des acteurs à des niveaux inférieurs de gouvernance telle que la région ou la communauté. Ce leadership doit aussi transcender avec plus de détermination un ensemble de frontières entre secteurs, groupes sociaux, professions et champs de connaissances (Ospina & al., 2020). Ainsi, il faut que ces espaces d’intervention bénéficient à la fois d’un leadership pluriel s’adaptant aux enjeux qui se présentent et qui évoluent au gré de la pandémie et de ressources suffisantes pour intervenir efficacement. Les soins primaires renvoient à un modèle plus global qui ne se réduit pas, même s’il l’inclut, à une vision médicalisée de l’offre essentiellement orientée vers l’accès à un médecin de famille ou à une équipe interprofessionnelle souvent restreinte et s’appuyant sur des expertises exclusivement cliniques. Ces modèles sont insuffisants pour mener des interventions ciblées efficaces et pour répondre adéquatement aux besoins des populations dites vulnérables (Ouimet & al., 2015; Levesque & al., 2012).

De plus, les savoirs et l’expertise requis pour soutenir le développement d’un modèle de soins primaires capable de répondre adéquatement aux enjeux que soulève la pandémie sont nombreux. Ils renvoient à l’épidémiologie sociale, la sociologie, l’anthropologie, les sciences du comportement et de l’organisation ainsi qu’à l’économie pour n’en nommer que quelques-uns. Leur mise à contribution, au moment opportun, requiert une volonté et une sensibilité des pouvoirs publics à les mobiliser afin d’appuyer et d’outiller les instances locales, telles que la première ligne, le réseau local de services (RLS), la communauté, dans le déploiement de leurs services et de leurs interventions. Les collaborations entre ces différents univers ne sont rendues possibles que s’il existe une forme intégrative et plurielle de leadership permettant de penser des interventions dans toute leur globalité (Crosby & Bryson, 2010).

Cet appel pour un leadership intégratif et pluriel implique tout d’abord de laisser une place plus grande aux leaders des établissements de santé qui ne doivent pas se limiter à exécuter des orientations du gouvernement central. Nous référons ici non seulement aux cadres supérieurs, mais aussi aux intervenants qui exercent un leadership informel  et aux cadres intermédiaires qui peuvent assurer le relais nécessaire entre le sommet stratégique des organisations et les professionnel.les et intervenant.es directement impliqué.es dans la dispensation de soins et des services. Il implique aussi de créer des ponts plus structurants que ce qui existe actuellement entre la santé publique, les ressources du système de soins et les milieux universitaires susceptibles de s’engager dans des démarches collaboratives et innovantes d’intervention. Cela suppose aussi que la première ligne devienne un véritable laboratoire d’expérimentation pour penser et agir en faveur de la santé de la population.

De nombreuses initiatives ont été mises sur pied ici et là par les gestionnaires et les cliniciens de la première ligne pour adapter l’offre de services au contexte de la crise et soutenir adéquatement leurs équipes. Par exemple, dans plusieurs groupes de médecine familiales (GMF), le rôle de professionnels comme les infirmières cliniciennes, les pharmaciens et les agentes administratives a été redéfini de manière à optimiser l’utilisation de leur champ de pratique et de favoriser un meilleur travail de collaboration au sein des équipes. Certains cadres intermédiaires ont eu recours à la technologie pour planifier des rencontres d’équipe plus fréquentes, ce qui leur a permis de rester en contact étroit avec leurs équipes, d’être plus à l’écoute des difficultés vécues sur le terrain et de pouvoir réajuster le tir rapidement; le contexte de la crise ayant donné à certains une plus grande marge de manœuvre décisionnelle. Ces quelques exemples témoignent d’un dynamisme et d’une volonté d’agir mais restent limités dans leur portée s’ils ne sont pas intégrés dans un dispositif plus ambitieux et dédié à la poursuite de l’équité. Cela suppose une volonté et une aptitude chez les leaders politiques, administratifs et cliniques en place à collaborer avec de nouveaux acteurs qui sont des relais incontournables dans le développement des communautés et d’une offre élargie de soins primaires ainsi que dans la mobilisation étendue des savoirs. Une telle volonté doit aussi se traduire à terme par une disponibilité suffisante des ressources pour soutenir une action aussi ambitieuse que celle de travailler à réduire les iniquités en matière de santé en contexte de pandémie.

Références :

Crosby, B. C., & Bryson, J. M. (2010). Integrative leadership and the creation and maintenance of cross-sector collaborations. The Leadership Quarterly, 21(2), 211-230.

Ford-Gilboe, M., Wathen, C. N., Varcoe, C., Herbert, C., Jackson, B. E., Lavoie, J. G., … & Wong, S. T. (2018). How equity‐oriented health care affects health: Key mechanisms and implications for primary health care practice and policy. The Milbank Quarterly, 96(4), 635-671.

Hannah, S.T., Uhl-Bein, M., Avolio, B.J. & Cavarretta, F. (2009). A framework for examining leadership in extreme contexts. The Leadership Quarterly, 20(6): 897-919

Levesque, J. F., Pineault, R., Hamel, M., Roberge, D., Kapetanakis, C., Simard, B., & Prud’homme, A. (2012). Emerging organisational models of primary healthcare and unmet needs for care: insights from a population-based survey in Quebec province. BMC family practice, 13(1), 66.

Ospina, S.M., Foldy, E.G., Faurhurst, G.T. & Jackson, B. (2020). Collective dimensions of leadership: Connecting theory and method. Human Relations, 73(4), 441-463.

Ouimet, M. J., Pineault, R., Prud’homme, A., Provost, S., Fournier, M., & Levesque, J. F. (2015). The impact of primary healthcare reform on equity of utilization of services in the province of Quebec: a 2003–2010 follow-up. International journal for equity in health, 14(1), 139.



De nouvelles initiatives et ressources COVID-19

Bonjour à toutes et à tous,

Nous espérons que vous avez bien profité de la période estivale !

Nous savons maintenant que la crise sanitaire se poursuivra pour une période prolongée. Nous savons aussi que, malgré la fatigue partagée de chacun, l’ensemble des acteurs en première ligne ne lâcheront pas, grâce à la force de notre collectivité et au pouvoir de nos actions concertées.

À ce titre, nous sommes heureux de vous partager un nouveau texte de réflexion sur la première ligne en contexte de pandémie :  

D’autres textes vous seront partagés dans les mois à venir.

Nous vous invitons aussi à prendre connaissance d’autres initiatives sur la COVID-19 sur lesquelles nous avons travaillé cet été, entre autres :

Pour clinicien-ne-s : Veille d’essais cliniques sur la COVID-19

Vous êtes clinicien-ne et vous vous demandez ce qui se passe en recherche en première ligne sur la COVID-19 au Québec? Vous avez des patient-e-s intéressé-e-s à y participer, mais vous avez besoin de plus de renseignements sur les études en cours pour pouvoir mieux les guider ? Consultez cette veille d’essais cliniques sur la COVID-19 en cours au Québec, une initiative du RRAPPL UdeM – RRSPUM en collaboration avec le R1Q. Les résultats sont mis à jour de façon hebdomadaire.

Pour plus d’informations ou pour accéder à la veille >>

Veuillez noter que cette veille est différente de la veille des besoins et des innovations en première ligne liés à la COVID-19 du R1Q.

Sondage rapide pancanadien des clinicien-ne-s en première ligne

Le sondage rapide sur la COVID-19 se poursuit afin de prendre le pouls des cliniciens-nes œuvrant sur la ligne de front partout au Canada. Les résultats sont communiqués régulièrement aux décideurs provinciaux et fédéraux. Pour y prendre part >>

Le sondage est une initiative du Réseau pancanadien de la SRAP sur les innovations en soins de santé de première ligne et intégrés (ISSPLI), dont le R1Q est la composante québécoise.

Un webinaire sur les projets COVID du R1Q

Les projets de recherche financés ou menés par le R1Q sur la COVID-19 ce printemps ont présenté un webinaire intitulé « The impact of COVID-19 on primary care : research and practice innovations in Quebec » le 25 août dernier, dans le cadre de la Série estivale d’apprentissage virtuel 2020 du Réseau ISSPLI. Pour le visionner >>

Ressources

La section Ressources sur la COVID-19 du R1Q a été mise à jour avec quelques nouveautés, incluant :

Quelques courtes capsules vidéos sur la COVID-19 réalisées par l’Unité de soutien SRAP du Québec, en collaboration avec le R1Q, sont maintenant aussi disponibles :

Publications d’intérêts

Surveillez votre boîte à courriel pour le prochain bulletin du R1Q qui sortira d’ici peu, dans lequel nous vous partagerons plusieurs annonces et nouvelles !

D’ici là, portez-vous bien,

L’équipe du Réseau-1 Québec



Une invitation à participer aux initiatives du Réseau pancanadien ISSPLI

Nous avons le plaisir de vous inviter à participer aux initiatives suivantes du Réseau pancanadien de la SRAP sur les innovations en soins de santé de première ligne et intégrés (ISSPLI), dont le R1Q est la composante québécoise :

Webinaire sur l’impact de la COVID-19 en soins primaires au Québec

Joignez-vous à nous pour le webinaire intitulé L’impact de la COVID-19 sur les soins primaires : innovations en matière de recherche et de pratiques au Québec, qui aura lieu le 25 août de 11 h à 13 h. Les responsables des projets de recherche sur la COVID-19 financés par le Réseau-1 Québec présenteront leurs travaux en cours!

À noter : La séance sera bilingue. Les présentations seront en anglais et en français, les diaporamas seront en anglais et les questions de discussion ainsi que les réponses seront traduites au besoin.

Pour vous inscrire >>

Sondage rapide auprès des cliniciens en première ligne

Vous êtes clinicien ou clinicienne en première ligne? Répondez au sondage rapide (4 min) sur ce qui se passe dans les cliniques et les cabinets de première ligne concernant la COVID-19 en cette période de déconfinement.

Ce sondage mensuel prend le pouls des cliniciens.nes œuvrant sur la ligne de front partout au Canada. Même si vous avez répondu à des versions précédentes du sondage, vous pouvez le remplir de nouveau, car le sondage est mis à jour chaque mois.

Les résultats sont communiqués régulièrement aux décideurs provinciaux et fédéraux.

Nous vous encourageons à transmettre le lien vers le sondage à vos collègues : sondage en français, sondage en anglais. Merci!



Clinicien(ne)s, chercheur(es), décideur(e)s et gestionnaires : des nouvelles initiatives qui pourraient vous intéressez

Toujours dans le cadre de sa mission d’encourager et de soutenir les initiatives pertinentes pour la première ligne dans le contexte la pandémie actuelle, le R1Q a le plaisir de vous informer des projets et opportunités suivants :

Pour clinicien(ne)s : Veille d’essais cliniques sur la COVID-19 auxquels vos patient(e)s peuvent participer
Vous êtes clinicien(ne) et vous vous demandez ce qui se passe en recherche en première ligne sur la COVID-19 au Québec? Vous avez des patient(e)s intéressé(e)s à y participer, mais vous avez besoin de plus de renseignements sur les études en cours pour pouvoir mieux les guider?

Une initiative du RRAPPL U de Montréal – RRPSUM, ce projet de veille recense l’ensemble des essais cliniques en cours en lien avec la COVID-19 qui sont publiés sur le site ClinicalTrials.gov. Les résultats sont mis à jour de façon hebdomadaire.

Pour plus d’informations ou pour accéder à la veille >>

Veuillez noter que cette veille est différente de la veille des besoins et des innovations en première ligne liés à la COVID-19 du R1Q.

Pour chercheur(e)s, décideur(e)s ou gestionnaires : Banques d’expert(e)s pour groupes de travail intersectoriels sur la COVID-19
Le Réseau Québécois COVID-Pandémie (RQCP) est à la recherche d’expert(e)s pour participer à des groupes de travail intersectoriels qui produiront des recommandations, documenteront les leçons apprises et mettront en commun les savoirs afin de préparer le Québec à une éventuelle deuxième vague de COVID-19 ou à de prochaines pandémies.

Le R1Q vous encourage à y participer. Il nous importe que les besoins de la première ligne soient exprimés afin qu’ils soient pris en compte dans les décisions à venir. La première ligne a été grandement affectée par la première vague de la COVID-19, même si elle n’a pas été toujours au cœur des priorités pendant les derniers mois. Le R1Q a travaillé fort à sensibiliser les décideurs publics sur le rôle de la première ligne en contexte de pandémie, mais beaucoup de travail demeure à réaliser pour ce faire.

Pour plus d’informations et pour exprimer votre intérêt >>
Merci de nous mettre en cc () lorsque vous communiquerez avec le RQCP.

Merci et bon restant de l’été!
L’équipe du Réseau-1 Québec



COVID-19 et première ligne : Des innovations en lien avec la santé mentale

Bonjour à toutes et à tous,

Encore une fois, nous vous remercions pour votre participation à la veille des besoins et innovations, menée par le Réseau-1 Québec et ses partenaires! Votre participation nous a permis d’identifier des besoins et des innovations en première ligne, émergeant du contexte de la COVID-19. Voyez dès maintenant les résultats en lien avec la santé mentale! 

Vous vivez de nouvelles difficultés liées au contexte du déconfinement? Vous voudriez nous partager une stratégie d’adaptation pour l’automne? Vous prévoyez pérenniser des changements ou des innovations qui ont été mis en place en contexte Covid-19? Participez dès maintenant à la veille pour répondre à ces nouvelles questions émergeantes!

N’hésitez pas à communiquer avec nous au  si vous avez des questions.

Merci de votre participation et, surtout, prenez soin de vous !

L’équipe du Réseau-1 Québec et ses partenaires

Cette veille des besoins et innovations en première ligne est une initiative de Réseau-1 Québec en collaboration avec: